Pinpilinpauxa. Papillon en euskera Photo de Gotzon Ameztoi.

Pinpilinpauxa, le plus joli mot de l’euskera

Pinpilinpauxa est le plus joli mot de l’euskera, selon les participants d’une campagne d’Eusko Ikaskuntza – Société d’études basques lancée pour choisir le plus beau terme de la langue basque. C’est un mot euphonique, avec une sonorité agréable provenant de la combinaison réussie de ses éléments acoustiques.

Que signifie pinpilinpauxa ? Pinpilinpauxa signifie papillon, mais il existe de nombreuses autres manières de nommer cet insecte en euskera. Difficile de trouver une langue qui contienne plus de synonymes que l’euskera pour désigner un papillon. Le mot préféré est pinpilinpauxa, même si la plus utilisée est tximeleta. Mais on utilise également les mots aitamatatxi, falfala, mitxeleta, mitxirika, inguma, pitxilota, kalaputxi, abekata, txaketa, maria panpilon et bien d’autres encore pour désigner la même chose.

[qode_elements_holder number_of_columns= »two_columns »][qode_elements_holder_item advanced_animations= »no »]
Pinpilinpauxa. Mariposa en euskera. Foto: Iñaki González.
Pinpilinpauxa. Mariposa en euskera. Foto: Iñaki González.
[/qode_elements_holder_item][qode_elements_holder_item vertical_alignment= »middle » advanced_animations= »no » item_padding= »5% 10% »]

Un cas sans précédent. Le linguiste français Louis Lucien Bonaparte, neveu de Napoléon communiqua 80 termes à la Philological Society of London. Bonaparte créa au XIXe siècle le premier classement de l’euskera par dialectes. C’est précisément la grande richesse dialectale de l’euskera qui apporte un tel nombre de synonymes à un mot.

[/qode_elements_holder_item][/qode_elements_holder]

Il faut noter que le cas du papillon est unique, car bien que le basque soit riche en synonymes, ce cas est peut-être sans précédent. De plus, cette abondance de termes ne permet pas de classer les papillons selon leurs caractéristiques ; tous les mots signifient papillon, purement et simplement.

Cent façons de le dire. Au XXe siècle, le philologue allemand né au Pays basque, Gerhard Bähr, affirmait que les variantes du mot « papillon » étaient au nombre de cent, ou même plus. Pour sa part, le célèbre écrivain Bernardo Atxaga, dans son roman Le fils de l’accordéoniste raconte :

[qode_elements_holder number_of_columns= »two_columns »][qode_elements_holder_item vertical_alignment= »middle » advanced_animations= »no » item_padding= »5% 10% »]

« La question est que pendant la fête, j’ai voulu leur dire que la langue basque a des centaines de mots pour dire « papillon », dont l’un, pinpilinpauxa, est vraiment curieux ; en effet, au lieu de reproduire un son, comme les onomatopées, il imite la façon de voler de l’insecte ».

[/qode_elements_holder_item][qode_elements_holder_item advanced_animations= »no »]
Pinpilinpauxa. Mariposa en euskera. Foto: Gotzon Ameztoi.
Foto: Gotzon Ameztoi.
[/qode_elements_holder_item][/qode_elements_holder]

L’euskera, une langue onomatopéique. La langue basque est certainement l’une des langues les plus onomatopéiques, selon Karlos Santisteban, auteur du dictionnaire d’onomatopées basques Onomatopeia eta Adierazpen Hotsen hiztegia.

Il assure que l’exemple le plus clair se trouve dans la fameuse sauce pil-pil qui accompagne la morue et qui reflète une ébullition molle. Cependant, plo-plofait référence à un mode de cuisson plus intense et bruyant. Et dans gal-gal, le liquide déborde déjà.

En euskera (comme en japonais), les sons se répètent beaucoup. Mais on ne sait pas très bien pourquoi il en est ainsi, selon cet écrivain et traducteur basque.

[qode_elements_holder number_of_columns= »two_columns » columns_proportion= »33_66″][qode_elements_holder_item advanced_animations= »no »]
[/qode_elements_holder_item][qode_elements_holder_item vertical_alignment= »middle » advanced_animations= »no » item_padding= »5% 10% »]

Bihotz, goxoa, maitasuna. Au ranking des mots préférés, ces trois-là suivaient pinpilinpauxa. Bihotz signifie cœur. Goxoa signifie bon ou sucré, comme le gâteau basque de la photo, originaire du Pays basque français). Maitasuna, amour. Le quatrième mot choisi fut xuxurlatu, chuchoter (une autre onomatopée évidente). Eusko Ikaskuntza a réalisé son enquête sur Internet en 2010 et a tiré ces conclusions grâce aux contributions de quelque 2 000 internautes, parmi lesquels des personnalités du monde de la culture basque comme Bernardo Atxaga, déjà mentionné, une autre écrivaine, Lourdes Oñederra, les auteurs-compositeurs-interprètes Benito Lertxundi et Mikel Urdangarin, et le physicien Pedro Miguel Etxenike.

[/qode_elements_holder_item][/qode_elements_holder]

Implicación de Kukuxumusu. Con este concurso, la Sociedad de Estudios Vascos pretendía abrir una reflexión sobre el euskera, impulsar su uso, exteriorizar la forma de ser euskaldun (vasco/a, o vascoparlante) animar a la participación y unir a la comunidad vasca a través de las nuevas tecnologías. Todo esto coincidiendo con el Día Internacional del Euskera, que se celebra el 3 de diciembre. Eusko Ikaskuntza sorteó entre los participantes camisetas que la popular marca Kukuxumusu (juego de palabras que significa beso de pulga) diseñó especialmente para ese día.

La Sociedad de Estudios Vascos, impulsora desde 1949 del Día internacional del Euskera, se felicitó por el entusiasmo que, a su juicio, generó la campaña por la palabra más bonita del euskera. La iniciativa estuvo acompañada en su plataforma de internet por la canción Gure hitzak (Nuestras palabras) del cantautor vasco Mikel Laboa, considerado como el patriarca de la música vasca. En esta canción apeló al uso del euskera para que no se pierda.

 

🎵Gure hitzak. Esan berriz esan. Ez daitezela ahaztu. Ez daitezela gal 🎵

(Nuestras palabras, repítelas. Que no se olviden. Que no se pierdan)

 

***



INSPIREZ-VOUS DE MES PROPOSITIONS

Art

Gastronomie

Traditions

Nature

Curiosités

Sites

Réservez